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Comment choisir le bon partenaire logistique pour sa marque ecommerce ?

26 décembre 2025 par
Comment choisir le bon partenaire logistique pour sa marque ecommerce ?
Filipe TATI ROGEIRO
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Comment choisir le bon partenaire logistique (3PL) pour sa marque e-commerce ?

Quand on lance ou qu’on développe une marque e-commerce, il arrive un moment où la logistique devient un vrai sujet : trop de commandes à préparer, trop de retours à gérer, trop de temps perdu, et parfois des erreurs qui coûtent cher (remboursements, avis négatifs, retards, pénalités marketplaces).

C’est là qu’intervient le 3PL (Third-Party Logistics), autrement dit un partenaire qui s’occupe du stockage, de la préparation des commandes, des expéditions et souvent des retours. Mais attention : tous les 3PL ne se valent pas, et un mauvais choix peut vite impacter la satisfaction client et la rentabilité.

L’objectif de cet article, c’est de te donner une méthode simple, étape par étape, pour choisir le bon 3PL, en sachant quoi regarder et quoi éviter.

1) Avant de comparer des 3PL, clarifie ton besoin

Dans beaucoup de cas, les marchands choisissent un 3PL “par recommandation” ou “par prix”, sans avoir posé le cadre. Résultat : ils se retrouvent avec un prestataire qui ne colle pas à leur façon de vendre.

Avant de contacter qui que ce soit, il faut répondre à quelques questions :

  • Tu vends sur quels canaux ? (Shopify, Amazon, Fnac, Mirakl, etc.)

  • Combien de commandes par mois ? et surtout : est-ce stable ou saisonnier ?

  • Ton panier moyen et ton nombre moyen d’articles par commande ?

  • Tes produits sont-ils fragiles, volumineux, à date (DLUO), sérialisés ?

  • Quel niveau d’expérience client tu veux offrir ? (livraison 24/48h, packaging premium, inserts…)

Ces éléments constituent ton cahier des charges logistique. Sans ça, tu ne peux pas comparer correctement.

2) Les critères les plus importants pour choisir un 3PL

A. La fiabilité opérationnelle (c’est la base)

Un 3PL peut avoir une belle présentation… mais ce qui compte, c’est la réalité terrain :

  • taux d’erreurs de préparation (mauvais produit / mauvaise quantité)

  • respect des délais d’expédition (SLA)

  • délai de mise en stock après réception

  • capacité à absorber les pics (Noël, promos, lancements)

👉 Conseil : demande des indicateurs chiffrés, pas des promesses.

B. Les intégrations et la remontée du tracking

C’est un point qui fait souvent mal aux marchands : une logistique peut être “correcte”, mais si les statuts et tracking ne remontent pas bien, tu vas vivre :

  • SAV surchargé (“où est mon colis ?”)

  • marketplaces mécontentes

  • difficultés à piloter tes ventes (statuts incohérents)

Tu dois vérifier :

  • intégration Shopify native ou via connecteur fiable

  • capacité à gérer plusieurs canaux sans bricolage

  • remontée automatique du tracking + statuts de commande

👉 Conseil : exige une démo complète sur un cas réel : commande → préparation → tracking → livré + cas d’annulation/retour.

C. Les tarifs… et surtout les coûts cachés

Le prix affiché n’est jamais toute l’histoire. La facturation d’un 3PL comprend souvent :

  • réception (palette / carton / unité)

  • stockage (m², m³, emplacement, palette)

  • préparation (commande + lignes + options)

  • consommables (cartons, calage, scotch)

  • transport (tarifs + surcharges)

  • retours (forfait + tri + remise en stock)

👉 Conseil : demande une simulation sur 2 scénarios :

  1. un mois normal

  2. un mois fort (x2 / x3)

C’est là que tu verras si le modèle tient.

D. La gestion du stock et des retours

Le stock, c’est ton argent immobilisé. Et beaucoup de problèmes viennent de là : écarts, retours mal triés, remise en stock lente…

À vérifier :

  • inventaires tournants (fréquence)

  • process de gestion des écarts

  • délais de remise en stock des retours

  • capacité à faire du FIFO/FEFO si besoin (surtout pour produits à date)

👉 Conseil : un 3PL sérieux doit avoir des process écrits (SOP) et une traçabilité.

E. Le support et la communication

Un 3PL peut être techniquement bon mais mauvais en communication, et c’est une catastrophe quand il y a un incident.

Tu dois obtenir :

  • un interlocuteur dédié (ou au minimum un canal clair)

  • des temps de réponse

  • une procédure d’escalade en cas de problème urgent

👉 Conseil : teste la réactivité avant de signer, dès la phase commerciale.

3) La méthode “pro” en 7 étapes pour choisir ton 3PL

  1. Fais une shortlist de 3 à 6 prestataires adaptés à ton type de produit et ton volume

  2. Envoie ton cahier des charges (canaux, volumes, SLA, contraintes)

  3. Demande une proposition chiffrée + simulation sur tes données

  4. Fais une démo technique des flux et du tracking

  5. Audite l’entrepôt (visite ou visio) : organisation, process, retours, sécurité

  6. Lance un pilote (2 à 4 semaines) sur un pourcentage de ton volume

  7. Signe avec un SLA clair + conditions de sortie (exit plan)

Cette méthode évite le grand classique : migrer tout ton stock et découvrir les problèmes après.

4) Les erreurs les plus fréquentes à éviter

  • choisir “le moins cher” sans calculer les coûts cachés

  • ne pas vérifier la remontée de tracking multi-canaux

  • ne pas faire de test pilote

  • signer sans SLA écrit

  • sous-estimer les retours (alors que c’est un gros poste en e-commerce)

5) Conclusion : le 3PL est une extension de ta marque

En réalité, ton partenaire logistique influence directement :

  • ton taux de satisfaction

  • ton taux de retours

  • ta note sur les marketplaces

  • ton cashflow (stock, écarts, retards)

  • ta capacité à scaler

Donc le bon raisonnement, ce n’est pas : “qui est le moins cher ?”

C’est : “qui peut tenir la promesse client de ma marque, proprement, de manière fiable, et à un coût maîtrisé ?”

Si tu veux, je peux aussi te faire :

  • une checklist complète à copier-coller (questions à poser au 3PL)

  • une grille de scoring (pour comparer 3 prestataires objectivement)

  • un cahier des charges prêt à envoyer aux 3PL

Tu vends surtout sur Shopify, sur marketplaces, ou les deux ?

tu dois faire plus de paragraphe que cela pour la long trend et et la recherche SEO

Comment choisir le bon partenaire logistique (3PL) pour sa marque e-commerce ? Guide complet, conseils et étapes

Choisir un partenaire logistique, ce n’est pas juste “trouver un entrepôt qui expédie des colis”. Pour une marque e-commerce, le 3PL devient une extension directe de ton service client. S’il est bon, tu gagnes du temps, tu livres plus vite, tu réduis tes coûts, tu améliores tes avis. S’il est mauvais, tu subis des retards, des erreurs de préparation, des retours ingérables… et au final, c’est ta marque qui prend.

Dans cet article, on va voir ensemble comment choisir le bon 3PL, quoi vérifier, quels pièges éviter, et surtout comment comparer plusieurs prestataires de manière claire. L’objectif : que tu sois capable de sélectionner un partenaire logistique fiable, adapté à ton business, et scalable.

Pourquoi le choix d’un 3PL est stratégique en e-commerce

Quand tu expédies toi-même, tu contrôles tout : le stock, le packaging, les délais, la réactivité. Mais dès que ton volume monte, la logistique devient un goulot d’étranglement. Tu passes plus de temps à gérer des cartons qu’à développer ton catalogue, ton marketing ou tes ventes.

Un 3PL te permet de déléguer le stockage, la préparation de commandes, l’expédition, et souvent les retours. C’est particulièrement vrai si tu vends sur plusieurs canaux (Shopify + marketplaces) ou si tu dois tenir des promesses de livraison rapides (24/48h).

Le point important à comprendre : la logistique impacte directement ton taux de conversion, ton taux de retours, ta satisfaction client, et tes notes sur les marketplaces. Donc ce n’est pas une décision “opérationnelle”. C’est une décision business.

C’est quoi un 3PL exactement ?

Un 3PL (Third-Party Logistics) est une entreprise qui prend en charge tout ou partie de ta chaîne logistique. Concrètement, un 3PL peut gérer :

La réception de tes marchandises (palettes, cartons, unités), le contrôle, l’entrée en stock et le rangement.

Le stockage (palette, emplacement, bac, m³), avec une gestion plus ou moins avancée selon les outils.

La préparation des commandes (picking et packing), avec impression des étiquettes, ajout d’inserts, choix du carton, calage, etc.

L’expédition via des transporteurs (Colissimo, DPD, Chronopost, GLS, UPS…) et la remontée de tracking.

La gestion des retours : réception, inspection, tri (remise en stock, reconditionnement, destruction), et parfois l’émission de rapports photo.

Certains 3PL proposent aussi du co-packing, du kitting (bundles), de l’étiquetage, de la sérialisation, ou de la préparation B2B (cartons, palettes, étiquetage logistique).

Quand faut-il externaliser sa logistique ?

La question ne se résume pas à “quand j’ai beaucoup de commandes”. On externalise quand le gain est réel en temps, en qualité et en rentabilité.

Tu peux commencer à envisager un 3PL si tu expédies régulièrement (ex : plusieurs commandes par jour), si tu as des pics saisonniers, ou si tu veux professionnaliser ton expérience client.

Tu as aussi intérêt à externaliser si tu vends sur plusieurs canaux, parce que les flux deviennent plus complexes : stock réservé, annulations, retours, tracking, statuts, délais par marketplace… Un bon 3PL a des process solides et des intégrations propres.

Enfin, si ton ambition est de scaler, tu dois te poser la question tôt. Changer de logistique en plein pic de ventes est l’un des scénarios les plus risqués en e-commerce.

Avant tout : définis ton cahier des charges logistique

Beaucoup de marchands comparent des 3PL sans cadre précis. Résultat : ils choisissent sur un ressenti, un prix, ou une recommandation… et ils le paient après.

Pour bien choisir ton partenaire logistique e-commerce, commence par écrire ton cahier des charges. Même simple, il doit répondre à ces points.

1) Tes canaux de vente

Tu vends uniquement sur Shopify ? Ou tu fais aussi des marketplaces comme Amazon, Fnac, Rakuten, Mirakl, etc. ?

La logistique multi-canal est plus complexe, parce que tu dois synchroniser le stock, les statuts, et remonter les tracking selon les exigences de chaque plateforme.

Un 3PL adapté au DTC n’est pas forcément bon en marketplace, et inversement.

2) Ton volume et ta saisonnalité

Note tes volumes actuels et tes projections.

Combien de commandes par jour en moyenne ? Et combien en pic ?

Est-ce que tu as des périodes où tu fais x2, x3 ou x5 (Noël, soldes, Black Friday, lancements) ?

Un 3PL peut être très bon à 200 commandes/jour, mais saturer à 800. Ton choix doit anticiper ta croissance.

3) Ton panier moyen et ton “profil de commande”

Un point souvent oublié : les 3PL facturent souvent “par commande” et “par ligne”.

Donc si tu as beaucoup de commandes multi-produits, la facture peut exploser si la grille est mal adaptée.

Tu dois connaître : le nombre moyen d’articles par commande, le poids moyen, et les dimensions. Ce sont des données clés pour simuler correctement les coûts.

4) Ton niveau d’exigence sur l’expérience client

Tu veux expédier en J+0 ? J+1 ? Tu veux un cut-off (ex : commande avant 14h expédiée le jour même) ?

Tu veux un packaging “neutre” ou une expérience de marque (carton personnalisé, papier, stickers, carte de remerciement, inserts) ?

Tu veux proposer des points relais, de l’express, ou de l’international ?

Tout ça influence ton choix de 3PL, parce que tous n’offrent pas les mêmes options.

Les critères les plus importants pour choisir un 3PL

Maintenant qu’on a le cadre, passons aux vrais critères. Ceux qui, dans la réalité, font la différence entre un partenaire qui te fait grandir et un prestataire qui te crée des problèmes.

Critère n°1 : la fiabilité opérationnelle (SLA, taux d’erreurs, délais)

La fiabilité, c’est la base. Un 3PL qui a des retards ou des erreurs de préparation va te générer :

des tickets SAV (où est mon colis ?), des clients frustrés, des remboursements, des retours non justifiés, et parfois des sanctions marketplaces.

Demande des indicateurs concrets :

Quel est leur taux d’erreur de picking ?

Quel est leur taux de colis expédiés dans les délais ?

Quel est le délai entre réception et mise en stock ?

Comment gèrent-ils les pics ?

Ensuite, le plus important : est-ce que ces engagements sont écrits dans un SLA (Service Level Agreement) ? Sans SLA clair, tu n’as pas de levier en cas de dégradation.

Critère n°2 : les intégrations et la remontée de tracking (vital pour Shopify + marketplaces)

Un bon 3PL ne sert à rien si l’information ne circule pas.

Tu dois pouvoir suivre, sans effort, les statuts de commande, les expéditions, et les tracking, sur tous tes canaux.

C’est encore plus important en marketplaces, car le non-respect des statuts et du tracking peut impacter tes performances et ton score vendeur.

Donc tu dois vérifier :

Comment le 3PL s’intègre à Shopify ? Natif ou via connecteur ?

Comment il gère les commandes marketplace ? Via agrégateur ? API ? flux ?

Est-ce que le tracking remonte automatiquement, avec les bons statuts, au bon endroit ?

Le meilleur moyen : demander une démo “de bout en bout” sur un cas réel.

Critère n°3 : la structure tarifaire (et les coûts cachés)

Un devis 3PL peut sembler “correct”. Mais ce qui compte, c’est le coût total sur un mois réel.

Un 3PL facture généralement :

la réception (palette / carton / unité)

le stockage (m³ / emplacement / palette)

la préparation (commande + lignes + options)

les consommables (cartons, calage, etc.)

l’expédition (transport + surcharges)

les retours (forfait + tri + reconditionnement)

les opérations exceptionnelles (inventaire, relabeling, photos, urgence)

Ce que tu veux éviter, ce sont les surprises.

Donc, au lieu de comparer des grilles, demande une simulation chiffrée sur tes données, avec deux scénarios : un mois normal, un mois de pic.

Critère n°4 : la gestion du stock (fiabilité, inventaire, écarts)

Ton stock, c’est ton cash. Un 3PL qui a des écarts de stock te fait perdre :

de l’argent immobilisé, des ruptures “fantômes”, des ventes perdues, et parfois des problèmes de réassort.

Tu dois comprendre :

Comment ils réalisent les inventaires tournants (à quelle fréquence) ?

Comment ils gèrent les écarts (procédure, preuve, délais) ?

Quel reporting tu as sur le stock disponible, réservé, en transit ?

Si tu as des produits à lot, DLUO, ou sérialisation, vérifie qu’ils savent gérer.

Critère n°5 : la gestion des retours (souvent sous-estimée)

Beaucoup de marques pensent d’abord “expédition”. Mais en pratique, la gestion des retours est un poste énorme.

Un 3PL efficace sur les retours peut réduire ton taux de pertes et améliorer ton cashflow, parce que tes produits reviennent vite en stock et en bon état.

Pose ces questions :

Quel est le délai de traitement des retours ?

Est-ce qu’ils font de l’inspection et du grading (A/B/C) ?

Peuvent-ils prendre des photos ?

Comment gèrent-ils le reconditionnement ?

Et surtout, combien ça coûte réellement ?

Critère n°6 : transporteurs, prix d’expédition, qualité de livraison

Ton partenaire logistique doit te proposer une offre transport cohérente :

plusieurs transporteurs

points relais

express

international

gestion des surcharges et zones particulières

Un mauvais choix transport te coûte en retards et en SAV, même si ton 3PL prépare vite.

Demande la grille transport, mais aussi les règles : carburant, zones, pics, îles, litiges.

Critère n°7 : support, réactivité, communication

C’est le critère que tout le monde découvre… après.

Quand tu as un incident (colis bloqués, retard inbound, saturation), tu veux une réponse rapide et claire.

Donc tu dois vérifier :

as-tu un interlocuteur dédié ?

quel est le délai de réponse moyen ?

comment escalader en urgence ?

quelle est la procédure d’incident ?

Un 3PL peut être excellent opérationnellement, mais te faire perdre des heures s’il est mauvais en communication.

La méthode en 7 étapes pour choisir ton 3PL (simple et pro)

Pour éviter les erreurs, voici une méthode structurée.

D’abord, crée une shortlist de 3 à 6 prestataires adaptés à ton type de produit, ton volume, et tes canaux.

Ensuite, envoie un cahier des charges clair, avec tes contraintes, ton SLA attendu, et ton besoin retours/packaging.

Puis, exige une proposition chiffrée + une simulation sur tes données, pas juste une grille tarifaire.

Après ça, fais une démo technique des flux : commande → préparation → tracking → statut livré. Et teste un cas d’annulation et un cas de retour.

Ensuite, visite l’entrepôt (ou fais un audit visio). Tu verras très vite la différence entre un entrepôt bien processé et un entrepôt “à l’arrache”.

Puis, lance un pilote sur 2 à 4 semaines, sur un pourcentage de ton volume. C’est la meilleure façon de valider sans risquer tout ton business.

Enfin, signe avec un contrat clair : SLA, responsabilités, assurance, et surtout conditions de sortie. Oui, même quand tout va bien, tu dois préparer ton exit plan.

Les erreurs fréquentes des marques e-commerce (et comment les éviter)


L’erreur numéro 1, c’est de choisir uniquement au prix. Parce que le coût réel, c’est le coût total : erreurs, retards, retours, SAV, perte de confiance.

L’erreur numéro 2, c’est de sous-estimer l’intégration et la remontée tracking. Si tes statuts ne remontent pas, tu perds le contrôle de ton activité.

L’erreur numéro 3, c’est de migrer tout ton stock d’un coup, sans pilote. C’est exactement comme changer de moteur en plein vol.

L’erreur numéro 4, c’est de signer sans SLA ni process écrit. Sans cadre, tu ne peux pas exiger un niveau de service.

L’erreur numéro 5, c’est de ne pas anticiper la croissance. Un 3PL correct aujourd’hui peut te bloquer demain.

Comment choisir le bon partenaire logistique (3PL) pour sa marque e-commerce ?

Quand on lance ou qu’on développe une marque e-commerce, il arrive un moment où la logistique devient un vrai sujet : trop de commandes à préparer, trop de retours à gérer, trop de temps perdu, et parfois des erreurs qui coûtent cher (remboursements, avis négatifs, retards, pénalités marketplaces).

C’est là qu’intervient le 3PL (Third-Party Logistics), autrement dit un partenaire qui s’occupe du stockage, de la préparation des commandes, des expéditions et souvent des retours. Mais attention : tous les 3PL ne se valent pas, et un mauvais choix peut vite impacter la satisfaction client et la rentabilité.

L’objectif de cet article, c’est de te donner une méthode simple, étape par étape, pour choisir le bon 3PL, en sachant quoi regarder et quoi éviter.

1) Avant de comparer des 3PL, clarifie ton besoin

Dans beaucoup de cas, les marchands choisissent un 3PL “par recommandation” ou “par prix”, sans avoir posé le cadre. Résultat : ils se retrouvent avec un prestataire qui ne colle pas à leur façon de vendre.

Avant de contacter qui que ce soit, il faut répondre à quelques questions :

  • Tu vends sur quels canaux ? (Shopify, Amazon, Fnac, Mirakl, etc.)

  • Combien de commandes par mois ? et surtout : est-ce stable ou saisonnier ?

  • Ton panier moyen et ton nombre moyen d’articles par commande ?

  • Tes produits sont-ils fragiles, volumineux, à date (DLUO), sérialisés ?

  • Quel niveau d’expérience client tu veux offrir ? (livraison 24/48h, packaging premium, inserts…)

Ces éléments constituent ton cahier des charges logistique. Sans ça, tu ne peux pas comparer correctement.

2) Les critères les plus importants pour choisir un 3PL

A. La fiabilité opérationnelle (c’est la base)

Un 3PL peut avoir une belle présentation… mais ce qui compte, c’est la réalité terrain :

  • taux d’erreurs de préparation (mauvais produit / mauvaise quantité)

  • respect des délais d’expédition (SLA)

  • délai de mise en stock après réception

  • capacité à absorber les pics (Noël, promos, lancements)

👉 Conseil : demande des indicateurs chiffrés, pas des promesses.

B. Les intégrations et la remontée du tracking

C’est un point qui fait souvent mal aux marchands : une logistique peut être “correcte”, mais si les statuts et tracking ne remontent pas bien, tu vas vivre :

  • SAV surchargé (“où est mon colis ?”)

  • marketplaces mécontentes

  • difficultés à piloter tes ventes (statuts incohérents)

Tu dois vérifier :

  • intégration Shopify native ou via connecteur fiable

  • capacité à gérer plusieurs canaux sans bricolage

  • remontée automatique du tracking + statuts de commande

👉 Conseil : exige une démo complète sur un cas réel : commande → préparation → tracking → livré + cas d’annulation/retour.

C. Les tarifs… et surtout les coûts cachés

Le prix affiché n’est jamais toute l’histoire. La facturation d’un 3PL comprend souvent :

  • réception (palette / carton / unité)

  • stockage (m², m³, emplacement, palette)

  • préparation (commande + lignes + options)

  • consommables (cartons, calage, scotch)

  • transport (tarifs + surcharges)

  • retours (forfait + tri + remise en stock)

👉 Conseil : demande une simulation sur 2 scénarios :

  1. un mois normal

  2. un mois fort (x2 / x3)

C’est là que tu verras si le modèle tient.

D. La gestion du stock et des retours

Le stock, c’est ton argent immobilisé. Et beaucoup de problèmes viennent de là : écarts, retours mal triés, remise en stock lente…

À vérifier :

  • inventaires tournants (fréquence)

  • process de gestion des écarts

  • délais de remise en stock des retours

  • capacité à faire du FIFO/FEFO si besoin (surtout pour produits à date)

👉 Conseil : un 3PL sérieux doit avoir des process écrits (SOP) et une traçabilité.

E. Le support et la communication

Un 3PL peut être techniquement bon mais mauvais en communication, et c’est une catastrophe quand il y a un incident.

Tu dois obtenir :

  • un interlocuteur dédié (ou au minimum un canal clair)

  • des temps de réponse

  • une procédure d’escalade en cas de problème urgent

👉 Conseil : teste la réactivité avant de signer, dès la phase commerciale.

3) La méthode “pro” en 7 étapes pour choisir ton 3PL

  1. Fais une shortlist de 3 à 6 prestataires adaptés à ton type de produit et ton volume

  2. Envoie ton cahier des charges (canaux, volumes, SLA, contraintes)

  3. Demande une proposition chiffrée + simulation sur tes données

  4. Fais une démo technique des flux et du tracking

  5. Audite l’entrepôt (visite ou visio) : organisation, process, retours, sécurité

  6. Lance un pilote (2 à 4 semaines) sur un pourcentage de ton volume

  7. Signe avec un SLA clair + conditions de sortie (exit plan)

Cette méthode évite le grand classique : migrer tout ton stock et découvrir les problèmes après.

4) Les erreurs les plus fréquentes à éviter

  • choisir “le moins cher” sans calculer les coûts cachés

  • ne pas vérifier la remontée de tracking multi-canaux

  • ne pas faire de test pilote

  • signer sans SLA écrit

  • sous-estimer les retours (alors que c’est un gros poste en e-commerce)

5) Conclusion : le 3PL est une extension de ta marque

En réalité, ton partenaire logistique influence directement :

  • ton taux de satisfaction

  • ton taux de retours

  • ta note sur les marketplaces

  • ton cashflow (stock, écarts, retards)

  • ta capacité à scaler

Donc le bon raisonnement, ce n’est pas : “qui est le moins cher ?”

C’est : “qui peut tenir la promesse client de ma marque, proprement, de manière fiable, et à un coût maîtrisé ?”

Si tu veux, je peux aussi te faire :

  • une checklist complète à copier-coller (questions à poser au 3PL)

  • une grille de scoring (pour comparer 3 prestataires objectivement)

  • un cahier des charges prêt à envoyer aux 3PL

Tu vends surtout sur Shopify, sur marketplaces, ou les deux ?

tu dois faire plus de paragraphe que cela pour la long trend et et la recherche SEO

Comment choisir le bon partenaire logistique (3PL) pour sa marque e-commerce ? Guide complet, conseils et étapes

Choisir un partenaire logistique, ce n’est pas juste “trouver un entrepôt qui expédie des colis”. Pour une marque e-commerce, le 3PL devient une extension directe de ton service client. S’il est bon, tu gagnes du temps, tu livres plus vite, tu réduis tes coûts, tu améliores tes avis. S’il est mauvais, tu subis des retards, des erreurs de préparation, des retours ingérables… et au final, c’est ta marque qui prend.

Dans cet article, on va voir ensemble comment choisir le bon 3PL, quoi vérifier, quels pièges éviter, et surtout comment comparer plusieurs prestataires de manière claire. L’objectif : que tu sois capable de sélectionner un partenaire logistique fiable, adapté à ton business, et scalable.

Pourquoi le choix d’un 3PL est stratégique en e-commerce

Quand tu expédies toi-même, tu contrôles tout : le stock, le packaging, les délais, la réactivité. Mais dès que ton volume monte, la logistique devient un goulot d’étranglement. Tu passes plus de temps à gérer des cartons qu’à développer ton catalogue, ton marketing ou tes ventes.

Un 3PL te permet de déléguer le stockage, la préparation de commandes, l’expédition, et souvent les retours. C’est particulièrement vrai si tu vends sur plusieurs canaux (Shopify + marketplaces) ou si tu dois tenir des promesses de livraison rapides (24/48h).

Le point important à comprendre : la logistique impacte directement ton taux de conversion, ton taux de retours, ta satisfaction client, et tes notes sur les marketplaces. Donc ce n’est pas une décision “opérationnelle”. C’est une décision business.

C’est quoi un 3PL exactement ?

Un 3PL (Third-Party Logistics) est une entreprise qui prend en charge tout ou partie de ta chaîne logistique. Concrètement, un 3PL peut gérer :

La réception de tes marchandises (palettes, cartons, unités), le contrôle, l’entrée en stock et le rangement.

Le stockage (palette, emplacement, bac, m³), avec une gestion plus ou moins avancée selon les outils.

La préparation des commandes (picking et packing), avec impression des étiquettes, ajout d’inserts, choix du carton, calage, etc.

L’expédition via des transporteurs (Colissimo, DPD, Chronopost, GLS, UPS…) et la remontée de tracking.

La gestion des retours : réception, inspection, tri (remise en stock, reconditionnement, destruction), et parfois l’émission de rapports photo.

Certains 3PL proposent aussi du co-packing, du kitting (bundles), de l’étiquetage, de la sérialisation, ou de la préparation B2B (cartons, palettes, étiquetage logistique).

Quand faut-il externaliser sa logistique ?

La question ne se résume pas à “quand j’ai beaucoup de commandes”. On externalise quand le gain est réel en temps, en qualité et en rentabilité.

Tu peux commencer à envisager un 3PL si tu expédies régulièrement (ex : plusieurs commandes par jour), si tu as des pics saisonniers, ou si tu veux professionnaliser ton expérience client.

Tu as aussi intérêt à externaliser si tu vends sur plusieurs canaux, parce que les flux deviennent plus complexes : stock réservé, annulations, retours, tracking, statuts, délais par marketplace… Un bon 3PL a des process solides et des intégrations propres.

Enfin, si ton ambition est de scaler, tu dois te poser la question tôt. Changer de logistique en plein pic de ventes est l’un des scénarios les plus risqués en e-commerce.

Avant tout : définis ton cahier des charges logistique

Beaucoup de marchands comparent des 3PL sans cadre précis. Résultat : ils choisissent sur un ressenti, un prix, ou une recommandation… et ils le paient après.

Pour bien choisir ton partenaire logistique e-commerce, commence par écrire ton cahier des charges. Même simple, il doit répondre à ces points.

1) Tes canaux de vente

Tu vends uniquement sur Shopify ? Ou tu fais aussi des marketplaces comme Amazon, Fnac, Rakuten, Mirakl, etc. ?

La logistique multi-canal est plus complexe, parce que tu dois synchroniser le stock, les statuts, et remonter les tracking selon les exigences de chaque plateforme.

Un 3PL adapté au DTC n’est pas forcément bon en marketplace, et inversement.

2) Ton volume et ta saisonnalité

Note tes volumes actuels et tes projections.

Combien de commandes par jour en moyenne ? Et combien en pic ?

Est-ce que tu as des périodes où tu fais x2, x3 ou x5 (Noël, soldes, Black Friday, lancements) ?

Un 3PL peut être très bon à 200 commandes/jour, mais saturer à 800. Ton choix doit anticiper ta croissance.

3) Ton panier moyen et ton “profil de commande”

Un point souvent oublié : les 3PL facturent souvent “par commande” et “par ligne”.

Donc si tu as beaucoup de commandes multi-produits, la facture peut exploser si la grille est mal adaptée.

Tu dois connaître : le nombre moyen d’articles par commande, le poids moyen, et les dimensions. Ce sont des données clés pour simuler correctement les coûts.

4) Ton niveau d’exigence sur l’expérience client

Tu veux expédier en J+0 ? J+1 ? Tu veux un cut-off (ex : commande avant 14h expédiée le jour même) ?

Tu veux un packaging “neutre” ou une expérience de marque (carton personnalisé, papier, stickers, carte de remerciement, inserts) ?

Tu veux proposer des points relais, de l’express, ou de l’international ?

Tout ça influence ton choix de 3PL, parce que tous n’offrent pas les mêmes options.

Les critères les plus importants pour choisir un 3PL

Maintenant qu’on a le cadre, passons aux vrais critères. Ceux qui, dans la réalité, font la différence entre un partenaire qui te fait grandir et un prestataire qui te crée des problèmes.

Critère n°1 : la fiabilité opérationnelle (SLA, taux d’erreurs, délais)

La fiabilité, c’est la base. Un 3PL qui a des retards ou des erreurs de préparation va te générer :

des tickets SAV (où est mon colis ?), des clients frustrés, des remboursements, des retours non justifiés, et parfois des sanctions marketplaces.

Demande des indicateurs concrets :

Quel est leur taux d’erreur de picking ?

Quel est leur taux de colis expédiés dans les délais ?

Quel est le délai entre réception et mise en stock ?

Comment gèrent-ils les pics ?

Ensuite, le plus important : est-ce que ces engagements sont écrits dans un SLA (Service Level Agreement) ? Sans SLA clair, tu n’as pas de levier en cas de dégradation.

Critère n°2 : les intégrations et la remontée de tracking (vital pour Shopify + marketplaces)

Un bon 3PL ne sert à rien si l’information ne circule pas.

Tu dois pouvoir suivre, sans effort, les statuts de commande, les expéditions, et les tracking, sur tous tes canaux.

C’est encore plus important en marketplaces, car le non-respect des statuts et du tracking peut impacter tes performances et ton score vendeur.

Donc tu dois vérifier :

Comment le 3PL s’intègre à Shopify ? Natif ou via connecteur ?

Comment il gère les commandes marketplace ? Via agrégateur ? API ? flux ?

Est-ce que le tracking remonte automatiquement, avec les bons statuts, au bon endroit ?

Le meilleur moyen : demander une démo “de bout en bout” sur un cas réel.

Critère n°3 : la structure tarifaire (et les coûts cachés)

Un devis 3PL peut sembler “correct”. Mais ce qui compte, c’est le coût total sur un mois réel.

Un 3PL facture généralement :

la réception (palette / carton / unité)

le stockage (m³ / emplacement / palette)

la préparation (commande + lignes + options)

les consommables (cartons, calage, etc.)

l’expédition (transport + surcharges)

les retours (forfait + tri + reconditionnement)

les opérations exceptionnelles (inventaire, relabeling, photos, urgence)

Ce que tu veux éviter, ce sont les surprises.

Donc, au lieu de comparer des grilles, demande une simulation chiffrée sur tes données, avec deux scénarios : un mois normal, un mois de pic.

Critère n°4 : la gestion du stock (fiabilité, inventaire, écarts)

Ton stock, c’est ton cash. Un 3PL qui a des écarts de stock te fait perdre :

de l’argent immobilisé, des ruptures “fantômes”, des ventes perdues, et parfois des problèmes de réassort.

Tu dois comprendre :

Comment ils réalisent les inventaires tournants (à quelle fréquence) ?

Comment ils gèrent les écarts (procédure, preuve, délais) ?

Quel reporting tu as sur le stock disponible, réservé, en transit ?

Si tu as des produits à lot, DLUO, ou sérialisation, vérifie qu’ils savent gérer.

Critère n°5 : la gestion des retours (souvent sous-estimée)

Beaucoup de marques pensent d’abord “expédition”. Mais en pratique, la gestion des retours est un poste énorme.

Un 3PL efficace sur les retours peut réduire ton taux de pertes et améliorer ton cashflow, parce que tes produits reviennent vite en stock et en bon état.

Pose ces questions :

Quel est le délai de traitement des retours ?

Est-ce qu’ils font de l’inspection et du grading (A/B/C) ?

Peuvent-ils prendre des photos ?

Comment gèrent-ils le reconditionnement ?

Et surtout, combien ça coûte réellement ?

Critère n°6 : transporteurs, prix d’expédition, qualité de livraison

Ton partenaire logistique doit te proposer une offre transport cohérente :

plusieurs transporteurs

points relais

express

international

gestion des surcharges et zones particulières

Un mauvais choix transport te coûte en retards et en SAV, même si ton 3PL prépare vite.

Demande la grille transport, mais aussi les règles : carburant, zones, pics, îles, litiges.

Critère n°7 : support, réactivité, communication

C’est le critère que tout le monde découvre… après.

Quand tu as un incident (colis bloqués, retard inbound, saturation), tu veux une réponse rapide et claire.

Donc tu dois vérifier :

as-tu un interlocuteur dédié ?

quel est le délai de réponse moyen ?

comment escalader en urgence ?

quelle est la procédure d’incident ?

Un 3PL peut être excellent opérationnellement, mais te faire perdre des heures s’il est mauvais en communication.

La méthode en 7 étapes pour choisir ton 3PL (simple et pro)

Pour éviter les erreurs, voici une méthode structurée.

D’abord, crée une shortlist de 3 à 6 prestataires adaptés à ton type de produit, ton volume, et tes canaux.

Ensuite, envoie un cahier des charges clair, avec tes contraintes, ton SLA attendu, et ton besoin retours/packaging.

Puis, exige une proposition chiffrée + une simulation sur tes données, pas juste une grille tarifaire.

Après ça, fais une démo technique des flux : commande → préparation → tracking → statut livré. Et teste un cas d’annulation et un cas de retour.

Ensuite, visite l’entrepôt (ou fais un audit visio). Tu verras très vite la différence entre un entrepôt bien processé et un entrepôt “à l’arrache”.

Puis, lance un pilote sur 2 à 4 semaines, sur un pourcentage de ton volume. C’est la meilleure façon de valider sans risquer tout ton business.

Enfin, signe avec un contrat clair : SLA, responsabilités, assurance, et surtout conditions de sortie. Oui, même quand tout va bien, tu dois préparer ton exit plan.

Les erreurs fréquentes des marques e-commerce (et comment les éviter)

L’erreur numéro 1, c’est de choisir uniquement au prix. Parce que le coût réel, c’est le coût total : erreurs, retards, retours, SAV, perte de confiance.

L’erreur numéro 2, c’est de sous-estimer l’intégration et la remontée tracking. Si tes statuts ne remontent pas, tu perds le contrôle de ton activité.

L’erreur numéro 3, c’est de migrer tout ton stock d’un coup, sans pilote. C’est exactement comme changer de moteur en plein vol.

L’erreur numéro 4, c’est de signer sans SLA ni process écrit. Sans cadre, tu ne peux pas exiger un niveau de service.

L’erreur numéro 5, c’est de ne pas anticiper la croissance. Un 3PL correct aujourd’hui peut te bloquer demain.

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